Brèche(s) en amont d’une rénovation #3

  Une maison dans une rue en pente, à l’extrémité du quartier des Coteaux.

Des rencontres parfois passionnées, enjouées, fatiguées autour d’un même désir, un même plaisir: déplacer les habitudes et des les certitudes, interroger le(s) regard(s), trouver, quelque part, quelque sorte d’harmonie.

Un couple et un bébé, et le rêve d’un espace baigné de lumière.

En amont d’une rénovation

« En amont d’une rénovation » est cycle de rencontres initiées par le plasticien Roch Barbieux. http://rochbarbieux.wix.com/enaduner Un projet collectif où j’aurais le plaisir de partager une sélection de travaux en cours, appelé « brèche(s) ».

Brèche(s) S’affranchir de l’oeil qui découpe, accroche, fige, délimite.  Frémir sur la musique silencieuse et douce et sauvage des pulsations suaves ou saccadées de la peau. S’immiscer dans les profondeurs d’un territoire inconnu, étrange et pourtant familier. Respirer.

Infos pratiques

  • Samedi 11 et dimanche 12/07 de 14 à 18 heures
  • Rue de la Consolation 17 à 1030 Schaerbeek

Prolongation et improvisations musicales Le samedi à 18 heures, Claire Bourdet et Karel Coninx s’armeront de leurs violons pour le bonheur de nos sens. Le dimanche après-midi, les musiciens sont invités à participer à une session d’improvisation.

Impasse temps: occupation collective d’un lieu avec l’atelier du mardi

Migration temporaire, itinéraire hétéroclite de la rue des Tanneurs à la rue de Flandres.

Impasse tempsÀ vélo, avec des bananes, apeurés par la fragilité des murs, enchantés par leur pudeur, en déplaçant des sacs de plâtre ou dans une perspective archéologique, avec entêtement ou en dilettante…

Le temps d’une semaine, ou d’une soirée, à trois, quatre, cinq, six, huit… ils ont pénétré ce petit rez-de-chaussée. Des briques, une vue plongeante à travers les poutres. Le regard qui se faufile du sol aux fragments de ciel et qui bute ou se repose sur des objets endormis.

Fauteuils de velours élimé. Plantes et racines s’agrippant aux parois de bocaux de verre opaques, planches et tiges de métal s’élançant en travers des voies parallèles.

Dans cette maison-squelette, sombre mais habitée de rayons de lumière, le crayon ou le pinceau à la main, retenir et graver des impressions fugaces ou des visions éphémères sur un bout de papier, de planche ou de bois.

Aude’s cookies (détails)

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C’était début décembre. Elle a apporté deux boîtes de biscuits aux pépites de chocolat. « Ils sont pas bons », elle a dit. Elle a dit « J’en achèterai plus. »

Mais elle les mangeait quand même pendant la pause. Quand la pose reprenait (après que Marcel eût tapé dans ses mains), elle les posait sur le tabouret à côté du matelas où elle posait. Sur « Le grand livre de la pêche », qu’elle avait chiné chez Pêle-Mêle.

Aude 1 – Noël 0.

Plus besoin de se casser la tête pour le cadeau de papa.

Sans s’opposer à ma position, elle s’était posée comment bon lui avait semblé. Ce jour-là, Aude avait gardé sa culotte, comme toutes les autres modèles d’ailleurs.

Une culotte zèbre.

miss Olympia wants revenge ::: série féministe ::: festival « suffragettesnotdead » :::

C’est un peu par hasard que Dominique, bien connue par la scène rock bruxelloise comme membre (chant, guitare…) des groupes Keiki, Babyfire et Doctor&Nurse me demanda, un soir pluvieux de septembre, de me lancer dans l’organisation collective et presque 100% fille de la première édition du festival « Suffragettesnotdead ».

Par hasard, et sans doute un peu par affinité, car elle avait eu l’occasion de jeter un oeil à mon travail plastique lors d’une des traditionnelles portes ouvertes de l’Aca. J’exposais à ce moment-là de grands dessins figuratifs, cadrages précis de portions de corps nus, féminins pour la plupart, brossés à grand coups de pinceau taché de fusain et d’eau dans un mouvement impétueux nourri de dévotion et de stupeur.

Surprise – agréablement – par cette proposition qui réveillait en moi des cordes féministes somnolentes, j’acceptai.

Bientôt quelques images de la série réalisée pour le festival. Composée de neuf pièces, elle juxtapose des paroles inspirantes de nanas exemplaires à des croquis et autres compositions anarchiques.

Cousus de fil rouge, ces petits carrés portent la marque d’un des arts auxquelles les femmes furent longtemps cantonnées.

Combler les espaces vides

Petit papier rédigé à l’époque sur la question des rapports entre genre et création. Une réflexion largement inspirée du bouquin « Une chambre à soi » (« A Room on one’s own ») de Virginia Woolf.