miss Olympia wants revenge ::: série féministe ::: festival « suffragettesnotdead » :::

C’est un peu par hasard que Dominique, bien connue par la scène rock bruxelloise comme membre (chant, guitare…) des groupes Keiki, Babyfire et Doctor&Nurse me demanda, un soir pluvieux de septembre, de me lancer dans l’organisation collective et presque 100% fille de la première édition du festival « Suffragettesnotdead ».

Par hasard, et sans doute un peu par affinité, car elle avait eu l’occasion de jeter un oeil à mon travail plastique lors d’une des traditionnelles portes ouvertes de l’Aca. J’exposais à ce moment-là de grands dessins figuratifs, cadrages précis de portions de corps nus, féminins pour la plupart, brossés à grand coups de pinceau taché de fusain et d’eau dans un mouvement impétueux nourri de dévotion et de stupeur.

Surprise – agréablement – par cette proposition qui réveillait en moi des cordes féministes somnolentes, j’acceptai.

Bientôt quelques images de la série réalisée pour le festival. Composée de neuf pièces, elle juxtapose des paroles inspirantes de nanas exemplaires à des croquis et autres compositions anarchiques.

Cousus de fil rouge, ces petits carrés portent la marque d’un des arts auxquelles les femmes furent longtemps cantonnées.

Combler les espaces vides

Petit papier rédigé à l’époque sur la question des rapports entre genre et création. Une réflexion largement inspirée du bouquin « Une chambre à soi » (« A Room on one’s own ») de Virginia Woolf.