Impasse temps: occupation collective d’un lieu avec l’atelier du mardi

Migration temporaire, itinéraire hétéroclite de la rue des Tanneurs à la rue de Flandres.

Impasse tempsÀ vélo, avec des bananes, apeurés par la fragilité des murs, enchantés par leur pudeur, en déplaçant des sacs de plâtre ou dans une perspective archéologique, avec entêtement ou en dilettante…

Le temps d’une semaine, ou d’une soirée, à trois, quatre, cinq, six, huit… ils ont pénétré ce petit rez-de-chaussée. Des briques, une vue plongeante à travers les poutres. Le regard qui se faufile du sol aux fragments de ciel et qui bute ou se repose sur des objets endormis.

Fauteuils de velours élimé. Plantes et racines s’agrippant aux parois de bocaux de verre opaques, planches et tiges de métal s’élançant en travers des voies parallèles.

Dans cette maison-squelette, sombre mais habitée de rayons de lumière, le crayon ou le pinceau à la main, retenir et graver des impressions fugaces ou des visions éphémères sur un bout de papier, de planche ou de bois.

Le chignon de Patricia Douchka

C’est le moment de la pause à l’atelier de la rue du Midi.

Le modèle se couvre, je quitte ma chaise, le crayon est dans ma main.

Patricia parle à son voisin. Elle se tourne, discute, rit, relève la tête, l’incline. Elle regarde à gauche, à droite, son s’affaisse, puis se relève.

Son chignon de ballerine danse avec elle.

Le chignon de Patricia Douchka.